A méditer… extrait du livre « Aux sources de notre nourriture » de Gary Paul Nabhan

« On s’entend aujourd’hui certains décideurs affirmer à tort que les biotechnologies peuvent « développer » in vitro toutes les variétés génétiques nécessaires pour protéger nos ressources vivrières des maladies, du changement climatiques et des autres dangers, rendant ainsi obsolètes les efforts mis en oeuvre pour conserver la biodiversité sous la forme de semences. Comme si c’était la panacée les investissements dans les sciences biologiques se font de plus en plus dans les biotechnologies, au détriment de la conservation et de l’évaluation génétiques ».
Nikoai Vavilov et ses collègues furent les premiers à formuler le concept de « perte de biodiversité agricole » à travers le phénomène appelé aujourd’hui « érosion génétique » (dégradation progressive et inéluctable des ressources génétiques susceptibles d’engendrer de nouvelles variétés). Peut-être que les jardins botaniques, banques de semences, fermes expérimentales, vergers conservatoires mériteraient plus d’attention et de moyens financiers pour être responsables de la préservation de la biodiversité. Leur travail est de plus en plus difficile car l’Etat ne prend pas en compte l’enjeu mondial qu’ils soutiennent. L’intérêt principal est de faire de la conservation dans plusieurs lieux différents. Chacun de ces sites doivent avoir un micro-climat spécifique dans l’objectif de récolter la palette la plus large possible de semences localement adaptées. Cette diversité de semences permettra de répondre à n’importe lesquels de nos besoins futurs. Il me semble que l’agriculture a le devoir de, non seulement nourrir la génération actuelle, mais plus encore de garantir une sécurité alimentaire fiable pour toutes les générations à venir. »

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