Les murs à pêches

La culture de pêchers en espalier, une tradition ancestrale à Montreuil

Dès le XVIIe siècle, la culture de pêchers en espaliers a été créée à Montreuil, palissés sur des murs appelés murs à pêches. Ces cultures, uniques en leur genre ont permis de produire (jusqu’au XIe siècle) sous le climat de la région parisienne des variétés de fruits habituellement réservées aux climats doux du sud de la France.

À partir de la fin du XIXe siècle, les fruits du midi de la France, plus précoces, arrivaient les premiers et à moindre coût sur le marché parisien. Les vergers et les murs furent progressivement détruits et disparurent dans le tissu urbain.
En 2006, 17 km de murs fortement dégradés subsistent sur les 600 km initiaux. L’association MAP (Murs à pêches) tente de les sauvegarder.

En 2003, 8,5 ha ont finalement été conservés et classés définitivement par le ministère de l’écologie au titre des « Sites et Paysages ». Cette surface protégée (seulement 300 m × 300 m), ne résout en rien le devenir des jardins restants, aujourd’hui occupés par des ferrailleurs.

Quels projets pour des espaces qui ne sont plus viables sur le marché arboricole actuel mais qui participent au patrimoine paysager de la France ?

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