Pourquoi manger des plantes sauvages ?

Un mesclun de vitamines

C’est peut-être la première question à se poser : pourquoi aller chercher dans la nature ce qui se trouve à profusion dans nos magasins les mieux achalandés ?

Dans un premier temps, la curiosité est un motif tout à fait légitime, l’exploration de goûts et de saveurs nouvelles en est un autre tout aussi important, enfin la recherche d’un équilibre alimentaire est le troisième et principal volet de cette démarche qui, loin d’être anachronique, permet à tout un chacun de renouer avec nos instincts premiers de chasseurs-cueilleurs…

Que trouve-t-on aujourd’hui dans nos assiettes ? Clairement, on constate une uniformisation et un appauvrissement significatifs de l’offre alimentaire, le tout dans un contexte « d’obsession sécuritaire » qui ne fait qu’aggraver le phénomène.
En ce siècle, bénis sont les possesseurs de jardins ! Ils ont à disposition un trésor unique de santé physique et morale dans lequel la glane trouve sa place. Mais pour les autres, la nature reste la seule alternative permettant d’échapper aux pièges de cette consommation qui nous fait manger ce qu’elle veut, et dont les excès sont régulièrement montrés du doigt !
Dans ce contexte, la glane, longtemps considérée comme l’apanage des plus pauvres, devient un espace de liberté, à reconquérir au plus vite. L’enjeu est de taille, car notre santé ne peut qu’en profiter !
Par exemple, l’ortie, l’égopode, la luzerne ou le galinsoga sont d’excellents aliments locaux. En effet, les plantes sauvages sont qualitativement supérieures aux plantes que nous cultivons : elles contiennent en moyenne 23 fois plus de vitamines et de minéraux, 3 fois plus de magnésium et 10 fois plus de fer et de calcium que les plantes cultivées. Elles sont aussi d’importants fournisseurs en chlorophylle, en phytonutriments et en protéines végétales.

Aujourd’hui pour parvenir à cet équilibre, nos sociétés n’ont rien trouvé de mieux à nous proposer que des compléments alimentaires sous forme de granules, gélules et autres pilules… dont la savante composition semble justifier les coûts élevés.

La glane sauvage était fastidieuse et contraignante, elle devient plaisir et détente… Elle n’est plus un acte de survie alimentaire comme elle le fût, mais est devenue, en quelques décennies seulement, l’assurance d’un ressourcement salutaire.

Parmi les plantes sauvages récoltables, il en existe de nombreuses médicinales qui peuvent soigner les petits maux du quotidien. Grâce à elles, il n’est plus question de résistance aux effets des médicaments (antibiotiques et antidouleurs) que développe votre corps suite à des prises régulières.

D’après l’OMS, il existe aujourd’hui un vaste champ de dysfonctionnement, de problèmes immunitaires et de vieillissements prématurés. Ces troubles peuvent être soignés avec les herbes médicinales.

Alors pourquoi s’en priver ?
N’hésitez plus à participer à la prochaine promenade-cueillette pour apprendre à reconnaître, récolter et utiliser les herbes sauvages locales.
Nous vous donnerons des idées pour les cuisiner, de manière saine et originale ou pour soigner quelques maux de manière naturelle !

0 Commentaires

Laisser une réponse

©2019 - L'Autre Campagne - tous droits réservés

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?